Lettre ouverte de Claude Bas

Lettre ouverte de Claude Bas

L’événement, en ce jour du 2 mars 2013, est de taille et restera gravé dans les mémoires. C’est du moins ce que nous espérons.

Depuis 40 ans, les professionnels de l’immobilier rêvent de voir le législateur intervenir sur les ventes entre vendeur et acquéreur dans le but d’éradiquer les fausses promesses que cette pratique engendre.

Jusqu’à ce jour, personne ne s’est engagé dans la voie d’un soulèvement en masse des agents immobiliers, de leurs salariés et/ou agents commerciaux.

ProVeAc, après deux années de réflexion, vient de s’y engouffrer en proposant qu’un projet de loi soit déposé à l’Assemblée nationale afin de sonner la fin de ces transactions.
Faire cesser les nombreuses procédures entre vendeurs et acquéreurs, mais aussi stopper la surévaluation destructrice des biens, voici les deux raisons majeures qui nous ont poussé de la réflexion vers l’engagement.

Rien n’est encore gagné car le chemin qui mène de la proposition de projet de loi jusqu’à son adoption est long.

Alors, sans plus attendre, décidons individuellement d’agir ensemble !

Lorsque cette loi sera adopté, le premier gagnant sera l’état qui verra ses recettes fiscales bondir. Viendront ensuite les demandeurs d’emploi puisque 50.000 d’entres eux trouveront une activité au sein de nos entreprises. Cette loi, entrainera mécaniquement la baisse des prix des biens immobiliers, baisse qui profitera directement à nos clients. Enfin, la profession bénéficiera d’un accroissement de son développement individuel entrepreneurial avec en contrepartie des engagements de professionnalisation à la hauteur de notre responsabilité civile professionnelle.

En s’engageant dans cette action avec ProVeAc, les professionnels de l’immobilier, toutes branches confondues, devront se préparer mentalement mais aussi professionnellement à un long travail de conviction. Ensemble, nous préparerons les aménagements intellectuels, professionnels et organisationnels afférant à cette stratégie autour de 5 clés de réussite : l’adhésion, la formation, la communication, les avantages et privilèges clients et, bien évidemment, le travail avec l’état sur le projet de loi.

Cet événement laissera des traces dans l’histoire de l’immobilier, mais aussi dans nos consciences.

Il bouleversera nos principes, nos mentalités, notre façon de travailler, tout autant que notre regard sur cet anachronisme constitué par deux intérêts opposés, celui du vendeur et de l’acquéreur.

Merci à tous ceux qui viendront nous rejoindre, sans haine, sans hargne, sans dénigrement, et qui comprendront, au delà des différences de chacun, que l’intérêt commun est primordial et qu’il est au cœur de nos préoccupations.

Nous aurons bien-sûr des détracteurs qui trouveront mille et une raisons de ne pas se joindre à nous. Pourtant, notre ligne de conduite ne laisse aucune place à l’ambigüité et notre objectif est clair : révolutionner tout un pan de notre profession.

Nous recevrons l’adhésion de tous ceux qui comprendront le sens de cette démarche et, que nous soyons 100, 1000, 10.000 ou pourquoi pas le double, ProVeAc ira de l’avant dans sa vision pour l’avenir d’une profession qui se trouve aujourd’hui en grande difficulté.

Rien ne saurait être pire que de mourir par fatalisme et soumission.

Claude BAS