Les risques de la vente directe

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En voulant prendre en charge seul la vente d’un bien immobilier, le vendeur se confronte à un cadre juridique bien souvent méconnu, s’expose à quantité d’incertitudes et prend, sans le savoir, de nombreux risques :

  • La personne qui vient visiter mon bien est-elle réellement intéressée ? En effet, avant de visiter, les personnes ont en leur possession très peu d’informations sur votre bien ce qui rend leur intérêt réel difficile à évaluer ; de plus, proposer son bien à la vue de tous sans aucune certitude quant à l’identité et aux intentions réelles des personnes, accroit le risque le cambriolage.

  • Quelles sont les capacités d’emprunt de l’acheteur potentiel ? Nous devons nous fier aux dires de l’acquéreur potentiel car aucun conseiller financier n’a validé ses capacités d’emprunt réelles. Le risque est alors grand que le prêt soit refusé ce qui aura pour conséquence de bloquer la vente pendant deux à trois mois.

  • Comment rédiger un compromis de vente ? le cadre juridique d’un tel document dépasse les compétences du vendeur ou de l’acquéreur. La seule alternative est alors de se tourner vers le notaire pour la rédaction du compromis de vente et de subir son emploi du temps chargé. Or, tout retard pour la signature expose le vendeur au risque de voir l’acquéreur poursuivre ses visites pour finalement se tourner vers un autre bien.

  • La méconnaissance du cadre juridique expose le vendeur à s’engager sur un compromis de vente sans avoir les compétences pour le faire respecter ou exécuter.

  • Le vendeur connait évidemment son bien, mais il n’a pas toujours le recul nécessaire pour en relever toutes les particularités et les signifier à l’acquéreur. Pourtant, ne pas signaler des défauts ou des vices cachés accroit le risque de litige pouvant conduire au procès.