Interview de Claude Bas 3/3

Interview de Claude Bas 3/3

Pourquoi les syndicats professionnels n’ont jamais pris en charge cette affaire ?

C.B : Vous savez, les syndicats font du bon travail de fond et les agents immobiliers sont traditionalistes. Ils sont syndiqués par principe ou par habitude et ils y puisent une substance rassurante. On ne peut pas tout demander à un syndicat qui se bat déjà au quotidien sur de nombreux dossiers.

Pour autant, il est probable que les syndicats se rapprochent de ProVeAc. Cela serait cohérent puisque nous nous engageons sur ce qu’ils demandent depuis toujours.

Pensez-vous créer votre propre syndicat ?

C.B : Surement pas et surtout pas. Le montage d’un syndicat est très complexe et même si notre affaire de projet de loi est complexe, au moins elle nous permet de nous focaliser sur un seul et même sujet.

D’ailleurs, la profession n’a pas besoin d’un nouveau syndicat, elle a besoin d’un nouveau souffle et d’une prise en charge de cette mission par elle-même.

De plus, les syndicats ne sont pas les mieux placés pour entrer dans cette revendication, ils doivent faire preuve de modération pour préserver leurs adhérents.

L’important n’est pas de savoir qui mène la bataille, mais surtout quels sont les atouts de ceux qui la mène. C’est pourquoi nous avons décidé de prendre cette action à bras le corps en dehors de tout syndicat ou réseau.

Parlez-moi de la formation que vous proposerez aux agences adhérentes

Retrouvez l’interview de Claude BAS 1 mars 2013 – Partie 3/3

C.B : Dernière mission que nous gèrerons à partir de notre société de formation, le transfert de savoir-faire, de savoir-être et la connaissance d’un discours adapté au public sur les dangers de vendre ou d’acheter sans l’intermédiation des professionnels de l’immobilier.

Pour combattre les ventes entre vendeur et acquéreur, le discours des agents et de leurs employés doit sonner juste et vrai. Nos formateurs sont des hommes et des femmes de qualité, particulièrement aguerris à ces transferts de savoirs. C’est au rythme d’une journée par an et grâce au financement des AGEFICE et/ou des AGEFOCE que nous proposerons une formation consacrée, notamment, à l’utilisation des bons mots aux bons moments auprès des clients qu’ils soient vendeurs ou acquéreurs.

Par principe ces formations seront toujours financées entièrement par nos OPCA traditionnelles.

Pour finir, pensez-vous que beaucoup de vos confrères vont répondre à votre proposition ?

C.B : Ils auront chacun de bonnes raisons pour ne pas nous suivre, mais une seule de faire partie de cette aventure qui consiste à se battre corps et âme sur le sujet qui nous accapare. Chaque vente réalisée par un agent immobilier est une bataille gagnée sur notre seul et unique concurrent : la transaction entre vendeur et acquéreur. Rien n’a été entrepris depuis 40 ans dans ce sens, alors il est temps de prendre en main l’avenir de notre profession.

Que voudriez-vous dire en conclusion ?

C.B : Que chaque agent immobilier de notre pays se dresse pour faire entendre notre message.  Avec ProVeAc, il s’engage avec humanisme et tolérance à redorer le blason d’une profession dont le rôle est d’accompagner des personnes dans un des actes les plus importants de leur vie.

Rappelons que l’essence même de notre métier consiste à « LOGER des personnes ».