Interview de Claude Bas 2/3

Interview de Claude Bas 2/3

Retrouvez l’interview de Claude BAS 1 mars 2013 – Partie 2/3

Comment pensez-vous agir ?

C.B : D’abord, c’est fait ! Nous avons commencé à agir. Les équipes sont prêtes et des agents immobiliers commencent à nous rejoindre. Nous sommes prêts pour une première action d’envergure dès mars 2013.

Qu’allez-vous faire dans un premier temps ?

C.B : En tout premier lieu, nous allons réunir les agents immobiliers autour d’un engagement, celui de communiquer avec des outils simples que nous concevons. Le flyer est, de loin, l’outil le plus simple et le plus rentable pour valoriser et développer une notoriété locale.

L’information attachée à la conception de cet outil de communication sera très importante : nous y trouverons des interviews et des histoires « graves » de procédures qui jalonnent les transactions directes entre veneurs et acquéreurs.

Prenez quelques chiffres, ils illustrent à eux seuls la problématique : il y a eu 550.000 transactions immobilières en 2009. Sur les 250.000 transactions réalisées par des professionnels, 1.500 procédures ont été engagées. Alors que les 300.000 transactions réalisées directement entre vendeurs et acquéreurs ont conduit à 50.000 procédures.

Nous considérons pouvoir réunir au minimum 10 000 agents immobiliers, garantissant la distribution de plus de 100 millions de flyers le territoire annuellement.

Parlez-moi de la communication Flyer ?

C.B : Chaque adhérent recevra quatre fois par an une proposition de participation à la diffusion de flyers. Chacun de ces modèles de flyers sera soumis aux agences qui décideront la hauteur de leur commande par multiple de 5000. Le prix sera exceptionnel et introuvable sur le marché.

Seuls les adhérents pourront commander les flyers qui seront imprimés au nom de chaque agence et porteront son logo.

Financièrement, comment allez-vous faire ?

C.B : Bien sûr, cela représente un investissement et la cotisation annuelle de chaque adhérent à ProVeAc nous permettra de trouver un équilibre et de faire face à nos engagements.

Nous disposons déjà d’une centrale de services et, grâce à une organisation structurée en “espace logistique” et un encadrement à moindre coût, nous pourrons maitriser les propositions tarifaires, la conception, la fabrication et l’expédition  des flyers  qui seront ensuite distribués par chaque agence sur son territoire.

Ensuite des formations seront proposées aux agences et aux salariés pour découvrir comment agir dans ce cadre vis-à-vis des vendeurs et des acquéreurs.

Enfin une centrale de référencement et de services se met en place avec des outils inexistants à ce jour en France.

A combien s’élève l’adhésion annuelle à ProVeAc pour un agent immobilier ?

C.B : La participation de chaque agence pour assurer le fonctionnement de l’entreprise ProVeAc est de 60 € HT /AN soit 5 € HT/MOIS

Que pouvez-vous dire sur ce projet de loi que vous menez sur la fin des transactions directes entre vendeur et acquéreur

C.B : Ce projet de loi qui consiste à sonner la fin des transactions directes entre vendeur et acquéreur est une opportunité, j’explique !

La profession est en souffrance, 10.000 salariés viennent de faire l’objet d’un licenciement économique, les caisses de l’état sont vides, les procédures entre vendeur et acquéreur se font de plus en plus nombreuses et elles sont toutes dramatiques et douloureuses.

Cette proposition de projet de loi, actuellement rendue à l’Assemblée nationale, permettrait non seulement l’embauche de 50.000 négociateurs et négociatrices, mais aussi la diminution par 30 des procédures entre acquéreurs et vendeurs. Enfin, cerise sur le gâteau, elle mettrait 3,2 milliards d’€uro par an dans les caisses de l’état.

Pourquoi voudriez-vous que nous reculions devant une telle évidence !