Des voisins à observer

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Bien sûr les prix de l’immobilier ont atteint des sommets ces dernières années, faisant de Paris la capitale la plus chère de l’Europe continentale.

Évidemment, les conséquences économiques et sociales de la crise de 2008 influent sur le marché immobilier, mais elles ne jouent que peu sur la décision des vendeurs et des acquéreurs de se passer des services d’un professionnel.

Ainsi, en Angleterre où le prix du mètre carré londonien dépasse encore de beaucoup le prix du mètre carré parisien, les agences effectuent plus de 90% des transactions immobilières.
Il en va de même en Irlande alors que le pays traverse des difficultés économiques bien plus importantes que la France.

De plus, avec une moyenne de 6%, la France est le pays qui détient le montant des frais d’agences les plus élevés d’Europe. Selon l’OCDE, en 2011, les frais de l’achat/vente d’un logement coûtaient au final 11,5% de sa valeur moyenne.
Ainsi, si l’on retourne vers l’Angleterre, nous observons que les frais moyens par transaction ne sont que de 1,4% alors qu’ils sont de 1.5% en Irlande, de 2.5% en Suisse, de 3% en Belgique ou encore de 3.5% en Allemagne.

Gardons-nous de tirer trop hâtivement des conclusions, car chaque pays a ses particularités en matière d’immobilier.
Pour autant nous ne pouvons ignorer le fait que le coût des commissions d’agence joue un rôle non négligeable dans l’infléchissement du marché en faveur des transactions entre vendeur et acquéreur.